Antioche a retrouvé son lac favori il y a une semaine et ce weekend, suite aux défaillances de mes équipiers habituels autrement occupés, dimanche, avec son grand ciel bleu et 30 km/h de vent prévu, était tout indiqué pour renouveler mon brevet de solitaire.
En effet, cela fait plus d'un an que je n'ai pas pratiqué Antioche tout seul.
Mais sortant de deux semaines de navigation en Bretagne plus une nav tous les weekends depuis, je suis rodé ! Au club nous avons de nouveaux pontons auquels les bateaux s'amarrent avec des pendilles. Ma place est différente de celle des années précédentes et les corps morts (pour les pendilles) sont plus rapprochés.
Le vent nous arrive dessus plein arrière avec de fortes rafales. Allez, un ris et le foc et on est partis, amarres larguées devant, on retourne le hors bord on largue derrière et c'est parti.
On vient sur tribord, fort rafale de vent et... tudjuuu! Le moteur s'arrête. Viiiite parer les vilains hors bords des bateaux voisins qui n'attendent que ça, embrasser ma belle coque, courir à l'avant pour ne pas emplafonner le voisin, puis le ponton..En fait le bateau se remet bien en position de départ avec le corps mort juste a coté de....l'hélice, 'tain l'amarre s'est pris dedans.
Hmm pas cool, personne n'a vu, on démêle et on verifie que l'hélice tourne toujours, c'est bon, on repart doucement et rebelote! Je n'y crois pas c'est l'autre amarre qui se met dedans (ben oui, j'essayais d'éviter l'autre). Cette fois-ci j'ai une véritable bolognaise autour de l'hélice et je remonte le moteur et le bascule sans le caler. Je me penche pour mieux oeuvrer et badoum! Me voici tête en bas agrippé à l'arbre. Ca vire au comique sérieux. Néanmoins je me sors d'affaire, vérifie que personne ne s'est installé pour le spectacle, et on repart et c'est bon on se dégage.
Sur le lac il est temps de hisser les voiles. Bout au vent, stick entre les jambes envoi de la GV qui, en faseyant, se coince entre le bas hauban et le mat. C'est la latte forcé qui est ainsi immobilisée et du coup, faisant ressort, ne veut plus bouger ni vers le haut ni vers le bas.
Pendant ce temps là le bord du lac se rapproche donc il faut donner un coup de barre et repartir pour la manoeuvre tout en ayant esquissé une montée du mat pour débloquer la latte. Allez on revient dans le vent et silence.
Le moteur coupe. Panne sèche! Vite je fais le plein et je peux enfin envoyer les voiles et tirer quelques bords plus ou moins tranquillou car il y avait de bonne claques dont une qui m'a permis d'embarquer de l'eau dans le cockpit...mais les winches étaient loin encore, ça c'est pour les Virus et Manava. Antioche a d'ailleurs un nouveau camarade de jeu avec l'arrivée de 'Solange' un 18 à quille relevable qui porte à 3 le nombre de First sur le plan d'eau du Centre Nautique du Drouais.
Morale de l'histoire: en solitaire vérifier doublement que tout fonctionne et peut fonctionner! Surtout quand il y a du vent. Rien de tel qu'un bateau pour se rappeller qu'il faut rester humble!